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Notre Histoire

monastère vue générale 001

Historique du Monastère

LES ORIGINES LORRAINES…

Un monastère des Bénédictines du Saint-Sacrement de Lorraine, en ce milieu du XIX è siècle, devint si prospère que les moniales durent envisager une fondation. Or le curé de la paroisse de Rosheim, frère de l’évêque de Strasbourg, qui souhaitait une présence de contemplatives, favorisa la venue des moniales. C’est donc du monastère Sainte Anne de Saint-Nicolas-de-Port, en Meurthe-et-Moselle actuelle, que vinrent s’établir des moniales. Les Annales du monastère, rédigées d’une belle écriture à l’encre violette, précisent alors : « le 15 octobre 1862, la Révérende Mère Prieure de Saint Nicolas du Port, avec douze de ses filles, parties à deux heures du matin, sont arrivées à midi à Rosheim. Tous les habitants rayonnaient de joie…et le 20 octobre entrait une postulante de Rosheim… ! Les religieuses à venir sont édifiées et elles auront du courage lorsqu’elles apprendront que les bonnes mères de Saint Nicolas ont eu celui de demeurer ici, n’ayant qu’une paillasse sur le plancher et s’asseyant sur leur coffre, ne mangeant que quelques pommes de terre avec une demi-tasse de lait caillé… ! Cette situation, loin de les attrister, leur procurait une saine gaîté.»

Le 8 décembre 1862, le Saint Sacrement fut exposé pour la première fois et « le concours du peuple était immense à tel point que presque la totalité des assistants put fléchir le genou au moment de la bénédiction ».

UNE CERTAINE RENOMMEE

En 1863, la Communauté put ouvrir un pensionnat de jeunes filles. L’enseignement y était renommé, les élèves provenaient non seulement d’Alsace mais de toute la France d’alors. Par les vicissitudes de l’Histoire, Rosheim se trouvait tantôt en terre allemande, tantôt en terre française. Mais la formation des jeunes filles se faisait toujours en langue française, et dans certaines lettres d’élèves conservées au monastère, la francophilie apparaît ouvertement. A l’heure où nous écrivons ces lignes (août 2000), la doyenne de notre Communauté, entrée bachelière au monastère de Rosheim en 1926, enseignant bientôt le français, aime encore à évoquer ses souvenirs. Parmi les élèves, des vocations à la vie bénédictine se révéleront. Longtemps eurent lieu des réunions d’anciennes élèves, dont certaines viennent encore aujourd’hui se présenter pour évoquer le passé. Le pensionnat ferma ses portes en 1939, acculant les moniales à trouver d’autres ressources. Pendant la guerre de 1939-45, les moniales de Rosheim hébergèrent leurs Sœurs du monastère d’Ottmarsheim, non loin de Mulhouse, trop exposées à proximité du Rhin, leur monastère étant occupé par l’ennemi. Elles accueillirent encore des religieuses apostoliques, puis, plus tard, les enfants d’un orphelinat.

UN « AUJOURD’HUI » SANS CESSE A CREER …

Peu à peu, elles trouvèrent des moyens de vivre en fabriquant des hosties, puis accueillant des hôtes dans les locaux de l’ancien pensionnat.

La chapelle actuelle date de 1898, de style néo-gothique en grès des Vosges. En 1998, pour le centième anniversaire de l’édifice, des travaux importants de transformation et de réfection ont eu lieu. C’est grâce à la générosité de nombreux rosheimois, mais aussi d’amis et fidèles de partout, qu’à pu avoir lieu la modification du chœur des moniales, la réalisation de nouvelles stalles, ainsi que la réfection de l’électricité et des peintures, le tout assuré par artisans locaux.

Chaque jour, le présent reste à construire. Ce site Internet n’est-il pas une preuve de cela ? Forte de son passé, la Communauté continue à vivre pleinement le présent, tendue vers un avenir qui n’appartient qu’à Dieu…